Bienvenue sur le journal des expositions en ligne de la Galerie de la Marraine. Les expositions présentent des oeuvres d'art, objets uniques ou petites séries, comme autant de produits dérivés haut de gamme en rapport avec l'univers d'un peintre.

vendredi 8 juillet 2016

Oiseaux et fruits : Jérôme Bosch, Cali Rezo et Delphine R2M

Jérôme Bosch : le Jardin des Délices, Détail Cali Rezo : Grenade Jérôme Bosch : le Jardin des Délices, Détail
A gauche et à droite : Jérôme Bosch, détails du Jardin des Délices. Au Centre : Cali Rezo : Grenade

Curieux, tous ces oiseaux surdimensionnés dans le Jardin des Délices.
Des oiseaux géants ou une humanité réduite aux dimensions d’une souris ?
Et certains d‘entre eux qui donnent la béquée aux hommes.
Des volatiles nourriciers, nourrisseurs… Serait-ce une évocation du pêché de gourmandise, ou une illustration du passage de Saint Brendan sur l’ile des oiseaux, où ces étranges créatures auraient été des anges déchus?...

Jérôme Bosch : le Jardin des Délices, Détail Delphine R2M : collier de cerises Jérôme Bosch : le Jardin des Délices, Détail
A gauche et à droite : Jérôme Bosch, détails du Jardin des Délices. Au Centre : Delphine R2M/La Fille du Consul : Collier de cerises

Quoiqu’ils en soient, oiseaux et fruits sont nombreux sur ce panneau central du triptyque de Jérôme Bosch.

Cali Rezo a isolé grenades et raisins, les a manipulés, caressés, torturés.
Delphine R2M s’en emparée et s’est parée de fraises et cerises rouges sang, couleur symbolique s’il en est.

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Vous pouvez bien sûr retrouver ces fruits dans l’exposition en ligne "d'inspiration Jérôme Bosch", qui présente des œuvres d'art, des pièces d'artisans-créateurs et de petites entreprises inspirés par l'univers du peintre.
L'exposition en ligne durera jusqu'au 31décembre 2016, fin de l'année Jérôme Bosch -500 ans de la mort de l'artiste- en parallèle et indépendamment de l’exposition présentant les peintures et dessins de l'artiste qui fut présentée à Bois-le-Duc aux Pays Bas puis au musée du Prado à Madrid actuellement.

mercredi 22 juin 2016

Les monstres, Jérôme Bosch, Nelleke de Noo, Papier à êtres et Sylvain Bossut

Jérôme Bosch : détail du Dernier Jugement Jérôme Bosch : détail du Jardin des Délices Jérôme Bosch : détail du Dernier Jugement
Jérôme Bosch : à gauche et à droite, détails du Dernier Jugement, au centre, détail du Jardin des Délices

S’il y a bien un type de créatures qui vient à l’esprit lorsque l’on pense à l’univers de Jérôme Bosch, ce sont ces chimères, ces monstres, mi-humains, mi-animaux - oiseaux, batraciens, reptiles. Ces "représentations de figures monstrueuses construites à partir de gravures de bestiaires du Moyen-âge, ponctuent son oeuvre dans des paysages chaotiques" (Le monde des arts)
Symboles de vices, de péchés, tortionnaires dans ses mondes infernaux, ils représentent pour le peintre une part de l’humanité, non pas "telle qu'elle apparait vue du dehors, mais telle qu'elle est dedans, à l'intérieur" (Père José de Sigüenza, XVIIe siècle).

Pour l’exposition « d’Inspiration Jérôme Bosch », Nelleke de Noo, le duo Papier à êtres, et Sylvain Bossut ont chacun donné leur propre interprétation de ces chimères, tantôt inquiétante, tantôt énigmatique.

Nelleke de Noo : Tree Creature 2, exposition "d'Inspiration Jérôme Bosch", Galerie de la Marraine Papier à êtres : Oiseau gris, exposition "d'Inspiration Jérôme Bosch", Galerie de la Marraine Sylvain Bossut : projet de chimère, exposition "d'Inspiration Jérôme Bosch", Galerie de la Marraine
De gauche à droite : Nelleke de Noo, Papier à êtres, Sylvain Bossut 

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Vous pouvez bien sûr retrouver ces chimères dans l’exposition en ligne "d'inspiration Jérôme Bosch", qui présente des œuvres d'art, des pièces d'artisans-créateurs et de petites entreprises inspirés par l'univers du peintre.
L'exposition en ligne durera jusqu'au 31décembre 2016, fin de l'année Jérôme Bosch -500 ans de la mort de l'artiste- en parallèle et indépendamment de l’exposition présentant les peintures et dessins de l'artiste qui fut présentée à Bois-le-Duc aux Pays Bas puis au musée du Prado à Madrid actuellement.

samedi 18 juin 2016

Les corbeaux de Jérôme Bosch et celui de Sabine Feliciano :

Jérôme Bosch : détail du Jardin des Délices, panneau central, musée du Prado, Madrid Jérôme Bosch : détail du Jardin des Délices, panneau central, musée du Prado, Madrid Jérôme Bosch : femmes et corbeaux dans le bassin central, détail du Jardin des Délices, panneau central, musée du Prado, Madrid
Jérôme Bosch : détails du Jardin des Délices, panneau central

Volant dans le ciel bleu sans trace de nuages du Jardin des Délices, posés dans un jardin à la pelouse impeccable, les corbeaux et autres oiseaux noirs de Jérôme Bosch sont les taches sombres et inquiétantes dans un paysage qui semble idyllique, où s'ébattent hommes et femmes, animaux, oiseaux et poissons, griffons et sirènes.

Des corbeaux, oiseaux de mauvais augure dans un paysage de plaisirs charnels, entre le paradis et l’enfer dans le triptyque de Bosch…

Jérôme Bosch : détail du Jardin des Délices, panneau central, musée du Prado, Madrid Sabine Feliciano : Écorché Corbeau - Exposition "d'Inspiration Jérôme Bosch", Galerie de la Marraine
Jérôme Bosch : détail du Jardin des Délices, panneau central - Sabine Feliciano : Écorché Corbeau

Sabine Feliciano, braconnant dans le Jardin des Délices, en a attrapé un et l’a dépecé, cadavre disséqué, aux organes roses comme les architectures étranges du peintre.

Jérôme Bosch : détail du Jardin des Délices, panneau central, musée du Prado, Madrid Sabine Feliciano : Écorché Corbeau - Exposition "d'Inspiration Jérôme Bosch", Galerie de la Marraine
Jérôme Bosch : détail du Jardin des Délices, panneau central - Sabine Feliciano : Écorché Corbeau, détail

Une dissection qui rappelle les tortures des suppliciés de l'enfer, infligés par des créatures chimériques à têtes d'oiseaux ou de batraciens aux hommes en état de pêché mortel.

Jérôme Bosch : détail du Jardin des Délices, panneau de droite, musée du Prado, Madrid
Jérôme Bosch : détail du Charriot de foin, panneau de droite, musée du Prado, Madrid
Jérôme Bosch : détail du Jardin des Délices, panneau de droite, musée du Prado, Madrid
Jérôme Bosch : à gauche et à droite : détails du Jardin des Délices, panneau de droite - au centre : détail du Charriot de Foin, panneau de droite - musée de Prado, Madrid


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Vous pouvez bien sûr retrouver cet Ecorché de Corbeau dans l’exposition en ligne "d'inspiration Jérôme Bosch", qui présente des œuvres d'art, des pièces d'artisans-créateurs et de petites entreprises inspirés par l'univers du peintre.
L'exposition en ligne durera jusqu'au 31décembre 2016, fin de l'année Jérôme Bosch -500 ans de la mort de l'artiste- en parallèle et indépendamment de l’exposition présentant les peintures et dessins de l'artiste qui fut présentée à Bois-le-Duc aux Pays Bas puis au musée du Prado à Madrid actuellement.

mardi 7 juin 2016

La housse de chaise de jardin de Thomas Dewynter: "Garden Party with Hubert Robert"

Thomas Dewynter : housse de chaise de jardin «  Garden Party with Hubert Robert », exposition Sur les traces d’Hubert Robert, Galerie de la Marraine
Thomas Dewynter :
housse de chaise de jardin
"Garden Party with Hubert Rober"
Peintre de jardins, réels ou imaginaires, de paysages parsemés de ruines pittoresques et de scénettes quotidiennes, Hubert Robert fut aussi concepteur de jardins
Après avoir passé dix ans en Italie où il se passionne pour les monuments antiques et ceux de la Renaissance et où les jardins des villas à l’abandon sont pour lui une révélation, il rentre en France et séduit la haute société. 
Nombreux sont alors les amateurs de jardins qui font appel à ses talents « pour redessiner leurs parcs dans le nouveau style dit "pittoresque", c'est-à-dire "digne d'être peint". Le marquis de Girardin à Ermenonville et le marquis de Laborde à Méréville firent partie de ces riches commanditaires pour qui l'artiste peignit les lieux auxquels il travaillait à leur nouvel ordonnancement »¹ 



Hubert Robert : Le château et le parc de Méréville, (1786-1787) photo © Benoit Chain, Musée du Domaine départemental de Sceaux
Hubert Robert : Le château et le parc de Méréville, (1787) - photo © Benoit Chain, Musée du Domaine départemental de Sceaux

Hubert Robert fut également créateur de mobilier pour la Laiterie de la Reine de Rambouillet, et ses fauteuils de bois sombre réalisés par George Jacob peuvent nous rappeler le mobilier contemporain de jardin en teck.

Hubert Robert : siège Curule, Georges Jacob, (1787) photo © RMN-Grand Palais (Château de Versailles) Hubert Robert : Jet d'eau du bosquet des muses, Marly © RMN-Grand Palais (Château de Versailles)
Hubert Robert, à gauche : Siège curule, 1787,Laiterie de la reine, Rambouillet - à droite : Le jet d'eau du bosquet de Marly

Pour l’exposition Sur les traces d’Hubert Robert, l’architecte d'intérieur et designer Thomas Dewynter s’est emparé d’un symbole du mobilier de jardin quasi universel : la chaise en plastique, et l’a recouverte d’une housse élégante, imprimée de paysages d’Hubert Robert et garnie de passementerie à pompons.
Il s’est amusé à souligner le contraste entre l’objet de fabrication industrielle et cette housse paysagée, comme une toile de peintre.

Thomas Dewynter : housse de chaise de jardin «  Garden Party with Hubert Robert », exposition Sur les traces d’Hubert Robert, Galerie de la Marraine
Thomas Dewynter : housse de chaise de jardin "Garden Party with Hubert Robert"

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Vous pouvez bien sûr retrouver cette housse de chaise dans l’exposition en ligne "Sur les traces d’Hubert Robert", qui présente des œuvres d'art, pièces d'artisans-créateurs et de petites entreprises inspirés par l'univers du peintre-paysagiste.
L'exposition en ligne durera jusqu'au 3 octobre 2016, en parallèle avec l’exposition exposant les peintures et dessins de l'artiste qui fut présentée au musée du Louvre au printemps, et qui rejoindra la National Gallery of Art de Washington fin juin.

mardi 17 mai 2016

d'Inspiration Jérôme Bosch : la prochaine exposition en ligne de la Galerie de la Marraine

Tandis que l'exposition en ligne "Sur les traces d'Hubert Robert" se poursuit, une nouvelle exposition se prépare dans la Galerie de la Marraine, "d'Inspiration Jérôme Bosch", à l'occasion des 500 ans du décès de l'artiste flamand.
Vous y trouverez des oeuvres réalisées par des artistes de talent, qui tous ont travaillé sur le sujet, en s'inspirant de l'univers étranges, fantastique et inquiétant de Jérôme Bosch. 


Isao : "Bilboschet" - Exposition "d'Inspiration Jérôme Bosch", Galerie de la Marraine Sabine Feliciano - Exposition "d'Inspiration Jérôme Bosch", Galerie de la Marraine Papier à êtres : "Oiseau gris" - Exposition "d'Inspiration Jérôme Bosch", Galerie de la Marraine
Photos: ©Isao, ©Sabine Feliciano, ©Papier à être


« En 2016, on commémore le 500e anniversaire de la mort de Jérôme Bosch (env. 1450-1516), probablement l'artiste médiéval le plus connu et le plus important de la Hollande. Images insolites sorties tout droit d'un rêve et parsemées d'illusions et d'hallucinations. Démons, demi-hommes et machines apparaissent comme sorti d’un imaginaire débridé. L'univers insolite de Bosch, peuplé de monstres et de créatures bizarres, fascina les surréalistes qui firent du peintre leur précurseur. L'oeuvre étrange de Bosch, même si elle exprime avant tout la spiritualité de son époque, suscite de multiples interprétations ; ce qui la rend passionnante, intrigante et irrésistible, opérant une fascination hallucinante. » 
(Sabine Feliciano) 

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Détail du Jardin des Délices, Jérôme Bosch
Détail du Jardin des Délices, Jérôme Bosch
L'exposition "d'Inspiration Jérôme Bosch" ouvrira ses portes le 30 mai, et pour vous faire patienter, la Galerie de la Marraine a lancé sur Instagram un petit défi quotidien depuis le début du mois, en proposant un thème par jour extrait des tableaux du peintre. 
Prenez le train en marche si ça vous tente!

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Encore pour vous faire patienter, vous pouvez aller lire les textes écrits lors de l'atelier d'écriture proposé par Leiloona du blog Bric à Book, et inspirés d'un détail du Jardin des Délices.


mardi 3 mai 2016

Hubert Robert, Mélanie Bourlon et leurs moutons

Hubert Robert : Aqueduc en ruines (détail) MET
Hubert Robert : Aqueduc en ruines (détail) MET

Lors de son séjour en Italie, Hubert Robert a parcouru la campagne romaine puis napolitaine, et en a rencontré ses habitants.
Paysans, lavandières, musiciens, vendeurs de poissons, mais aussi bergers, pâtres et leurs troupeaux. Des vaches, des ânes, des moutons
On les retrouve s’abreuvant dans l’eau des fontaines, paissant dans les prairies, ou rentrant à l’étable ou à la bergerie.


Hubert Robert : Le retour du troupeau (détail) - MET
Hubert Robert : Le retour du troupeau (détail) - MET

Hubert Robert : Les bergers d'Arcadie, détail - Musée de Valence
Hubert Robert : Les bergers d'Arcadie, détail - Musée de Valence

Hubert Robert, sans peindre de scènes de genre en tant que telles, a truffé ses tableaux de scénettes pastorales, au milieu des ruines, des temples détruits, des statues tombées à terre, dominés souvent par des arbres aux branches mortes menaçantes. Il montre là ceux qui continuent à vivre, sans s’inquiéter de ce monde disparu et de ce qu’il pourrait advenir à l’actuel, en ce tournant du 18e siècle.
Il montre la joie de vivre, "malgré tout".



Hubert Robert : Un berger, musée des Beaux-arts Pouchkine, Moscou
Hubert Robert : Un berger, musée des Beaux-arts Pouchkine, Moscou






Mélanie Bourlon : Mouton - Exposition Sur les traces d'Hubert Robert - Galerie de la Marraine
Mélanie Bourlon : Mouton








Mélanie Bourlon présente dans l’exposition en ligne "Sur les traces d’Hubert Robert" un mouton blanc à tête noire grandeur nature, une sculpture de papier mâché, matériau qu’elle maîtrise à la perfection.

Cette artiste s'est spécialisée dans les sculptures animalières, végétales ou humanisées, et a un penchant marqué pour le 18e siècle.
Mélanie Bourlon : Mouton - Exposition Sur les traces d'Hubert Robert - Galerie de la Marraine
Mélanie Bourlon : Mouton
Mélanie Bourlon : Mouton - Exposition Sur les traces d'Hubert Robert - Galerie de la Marraine
Mélanie Bourlon : Mouton


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  Vous pouvez bien sûr retrouver ce mouton dans l’exposition en ligne "Sur les traces d’Hubert Robert", qui présente des œuvres d'art, pièces d'artisans-créateurs et de petites entreprises inspirés par l'univers du peintre-paysagiste.
L'exposition en ligne durera jusqu'au 3 octobre 2016, en parallèle avec celle du Louvre exposant les peintures et dessins de l'artiste (et qui rejoindra la National Gallery of Art de Washington au mois de juin.)

lundi 21 mars 2016

Uma Tok Tok, les lavandières et les enfants d’Hubert Robert

Hubert Robert : Vue de la villa Madame près de Rome* (1767) - musée de l’Ermitage, St-Petersbourg

Les draps mis à sécher, le linge blanc étendu, plus ou moins tendu sur des fils ou des balcons, avec des grands plissés très "dramatiques", les drapés chéris de nombreux artistes…
Hubert Robert semble ne s’être jamais lassé de peindre ce motif et les personnages qui l’accompagnent : les lavandières, blanchisseuses, lingères souvent accompagnées d’enfants.

Hubert Robert: La lingère (1761)
Sterling et Francine Clark Institute Williamstown
Bien sûr, il ne fut ni le premier, ni le dernier à les "étudier avec tendresse et talent. 
Poigne et courage il fallait avoir pour brosser ce linge dans une eau parfois glacée, l’essorer, le transporter, l’étendre, ces tâches aujourd’hui robotisées ne présentent plus aucun intérêt artistique, bien que la lessive occupe une grande part dans le genre du paysage - publicitaire, mais le clip n’a pas le charme ineffable des "soaps paintings" du XVIIIème siècle!" (Grillon)


Hubert Robert : Ruines d’un bain romain avec lavandières (1766) détail - Philadelphia museum of Art
Hubert Robert : Lavandières dans une architecture romaine  détail (1804) - Sotheby's

Sous le nom d'Uma Tok Tok, Anouk Ferrier -tout comme Anne-Valérie Dupond ou Collection Voyage-voir les articles précédents, s’est inspirée de ces grands draps de lavandières, ces larges surfaces de tissus blancs, qui ont tant marqué Hubert Robert lors de son voyage en Italie qu’il les a immortalisé dans nombre de ses tableaux


Uma Tok Tok : Robe Röckli (détail), coton plumetis - Hubert Robert : Lavandière et femme portant un panier (1778)

Elle a imaginé les enfants de ces lavandières, ces blanchisseuses, jouant avec le linge que leurs mères lavaient dans l’eau des fontaines ou des rivières, et s’en vêtant, comme de petites toges antiques.


Hubert Robert : Lavandières au bord d'une cascade - Sotheby’s et Les Cascatelles de Tivoli (détails)

Hubert Robert : Vue imaginaire de Rome avec le dresseur de chevaux du Monte Cavallo et une église, détail - The national museum of western art, Tokyo – Uma Tok Tok : Robe Röckli

La robe Röckli d’Anouck Ferrier a été conçue pour une petite fille qui se serait vêtue des draps d’Hubert Robert. Une enfant espiègle qui s’amuse à courir, sauter, escalader, et faire des petites blagues aux adultes.


A gauche : Hubert Robert : Lavandières, la fontaine sous la grotte, détail (RMN) via - Au centre : Uma TokTok : Robe Röckli - A droite : Hubert Robert : bas relief antique, détail (Philadelphia Museum of Art)

Anouk Ferrier a monté son atelier récemment, en ayant à cœur de réaliser des vêtements équitables et joyeux, très bientôt en coton bio. Ses modèles sont déclinés dans différentes matières (fibres naturelles uniquement) et coloris. Elle a longtemps travaillé dans la création et la confection de mode pour femme, puis réalisé des pièces uniques ou de petites séries pour ses clients. Avec Uma Tok Tok elle s'inspire de la légèreté des enfants. Ses vêtements sont réalisés avec soin et dans de belles matières pour durer dans le temps. Elle développe "Uma Tok Tok" en prenant soin de rester toujours au plus proche de ses idéaux.

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  Vous pouvez bien sûr retrouver cette robe de petite fille dans l’exposition en ligne "Sur les traces d’Hubert Robert", qui présente des œuvres d'art, pièces d'artisans-créateurs et de petites entreprises inspirés par l'univers du peintre-paysagiste. 
L'exposition en ligne durera jusqu'au 3 octobre 2016, en parallèle avec celle du Louvre exposant les peintures et dessins de l'artiste (et qui rejoindra la National Gallery of Art de Washington au mois de juin.)