Bienvenue sur le journal des expositions en ligne de la Galerie de la Marraine. Les expositions présentent des oeuvres d'art, objets uniques ou petites séries, comme autant de produits dérivés haut de gamme en rapport avec l'univers d'un peintre.

mercredi 5 avril 2017

Les grottes artificielles des jardins parisiens


Grotte artificielle des Buttes Chaumont

Au 19e siècle, sous le règne de Napoléon III, les travaux dans Paris furent colossaux. Parcs et jardins n'y échappèrent pas et la majeure partie de ceux-ci, tels que nous connaissons aujourd’hui furent aménagés, ou transformés. Le retour de la mode dite « rocaille » influença les architectes d’alors et l’on peut voir encore aujourd’hui des grottes artificielles, la plus grande et impressionnante étant assurément celle des Buttes Chaumont. 

Mais on en trouve aussi des grottes artificielles, entre autres sur l’île de Reuilly, sur le lac Daumesnil :

Grotte artificielle de Vincennes - Lac de Reuilly Grotte artificielle et belvédère de Vincennes - Lac de Reuilly
(Photo de gauche : Dimitri Salon/Art et glam - à droite, photo : Voyageurs à Paris Tome 12)

Ou encore à Bagatelle :

Grotte artificielle de Bagatelle

Pour l'exposition "Jardins Parisiens", Isabelle Faivre s’est inspirée de ces grottes artificielles, nichées dans la nature faussement sauvage de ces parcs et a ciselé les pages d’un livre blanc pour créer un paysage onirique.

Tranche du livre d'artiste d'Isabelle Faivre "Une simple absence" - exposition Jardins Parisiens - Galerie de la Marraine La grotte artificielle : Gros plan sur le livre d'artiste d'Isabelle Faivre "Une simple absence" - exposition Jardins Parisiens - Galerie de la Marraine
Gros plans sur le livre d'artiste d'Isabelle Faivre "Une simple absence" 
Exposition en ligne Jardins Parisiens - Galerie de la Marraine

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Retrouvez cette œuvre sur le site-exposition "Jardins Parisiens" de la Galerie de la Marraine, et toute la collection à l’adresse www.galeriedelamarraine.com

jeudi 16 mars 2017

"Jardins Parisiens" : la prochaine exposition en ligne de la Galerie de la Marraine


C'est officiel, la prochaine exposition en ligne de La Galerie de la marraine « Jardins parisiens » aura lieu à partir du 21 mars 2017, pour célébrer le printemps dans la capitale, mais pas seulement puisqu’elle sera visible pendant 6 mois. 

Les jardins parisiens parlent tout à la fois de parcs et de jardins publics, de squares ou de pied des arbres de boulevards, comme de jardins privés, de terrasses, de balcons, de jardins intérieurs ou de potagers de cuisine.
La particularité parisienne des jardins tient dans une certaine élégance, avec ce petit "je ne sais quoi" qui fait la différence.


De gauche à droite, trois détails des pièces à découvrir dans l'exposition "Jardins Parisiens": une affiche de Cécile Hatoum Tardres, une porcelaine de l'atelier Terres d'Angély, un lé de papier peint de Rattenkönig. 

Les participations autour et inspirées par les Jardins Parisiens sont aussi riches que variées, avec entre autres des accessoires et des bijoux, du mobilier, des dessins, des outils de jardins, des graines et de la porcelaine, des fleurs, des fleurs des fleurs et des oiseaux !

Vous y retrouvez Anne de Paris, My Sen, Déambulons, Ibride, Laurent Melin, Armel Barraud, Nappe Végétale, Délicate Distorsion, Julie Yülle, Nabefabric, Pauline Gorgeault, Véronique Aadli, Les Créations messagères, Hallucilogène, Mademoiselle Slassi, Une fleur en liberté, Isabelle Faivre, Emmanuelle Mellot Kristy, Lilium, Fabienne Boyer, Béatrice Loth, Monsieur D, Uma Tok-Tok, Pauline Krier, Bac Sac, Anne Berthelot, L’atelier Terres d’Angély, Marine Cauvin, Brigitte Coucoureux, Marisu Robin, Cécile Hatoum Tardres, Tsé-Tsé, Einav Benzano, La Fabutineuse, Papillon Papillonnage, Françoise Gourichon, Séverine Personeni, Louisa Mouche, La Barbe Bleue, Nini Peony, Oh My Garden, Sophie Touret, Mélanie Bourlon, La Fille du Consul et quelques autres surprises!

A très vite, à l’adresse www.galeriedelamarraine.com pour découvrir l'exposition en ligne Jardins Parisiens, montée en parallèle et indépendamment de l'exposition "Jardins" au Grand Palais à Paris.

mercredi 15 février 2017

Les fleurs roses de Fantin-Latour

Les fleurs roses de Fantin-Latour, détails de ses tableaux

On continue dans les couleurs, après les cols blancs, les fleurs roses.
Pourtant, en cette deuxième moitié du 19e siècle, le peintre Henri Fantin-Latour ne semblait pas préférer cette tonalité plus qu’une autre, ses roses sont blanches, rouges, orangées, roses aussi, tout comme ses pâquerettes, ses lys, ses pivoines et toutes les fleurs dont son jardin de Buré regorgeait. Et pour passer de l’autre côté du cercle chromatique, on trouve également dans ses tableaux des bleus, des mauves, des violacés pour figurer les iris, les pensées, les jacinthes…

Il était connu pour être le peintre des fleurs, et pas seulement des roses qui ravirent l’Angleterre victorienne.
Le peintre Jacques Emile Blanche écrit qu’il "étudiait [le] caractère [des fleurs] comme celui d’un visage humain"*. En effet, Henri Fantin-Latour en maitrise à la perfection le dessin et le chromatisme. Ses bouquets sont presque hyperréalistes, la richesse de sa palette impressionne ses contemporains comme Emile Zola qui loue "la grande science de la couleur"** de l’artiste, ou Huysmans qui reconnaît en lui "un des plus fins coloristes que nous possédons à l’heure actuelle"***.

Les fleurs roses d' Henri Fantin-Latour : Pivoines Les fleurs roses d' Henri Fantin-Latour : Roses trémières (1889) Les fleurs roses d' Henri Fantin-Latour : Bouquet avec trois pivoines
De gauche à droite : les fleurs roses de Henri Fantin-Latour : Pivoines, Roses trémières et Bouquet.

Les fleurs, entre autres les fleurs roses, seront jusqu’à la fin l’un des sujets de prédilection du peintre. Installé tous les étés dans sa maison de Buré en Normandie, Fantin-Latour cueille les fleurs de son jardin et compose ses bouquets avant de les peindre dans son atelier, le plus souvent pour le marché anglais, qui apprécie particulièrement ses compositions. Activité rémunératrice, elle n’est pas pour autant source d’ennui pour Henri Fantin-Latour qui en fait presque des portraits, étudiant chaque fleur avec attention.

"Moi je fais des fleurs. Il faut profiter du moment et cette année je les trouve encore plus belles que jamais."

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Inspirés par les différentes tonalités de roses des fleurs du peintre, les participants à l’exposition "Après Fantin-Latour" ont déployé des trésors de créativité et de savoir-faire en travaillant sur le sujet. La Galerie de la Marraine présente leurs délicates fleurs roses dans cette exposition-vente en ligne qui se prolonge jusqu’en juin.

 Les fleurs roses Après Fantin-Latour


Retrouvez les fleurs entières en cliquant sur les liens ci dessous :
De gauche à droite :
Nature morte dite de fiançailles (Claudine Lecoustre)
Broche fleur rose (la Barbe bleue)
Col de fleurs (My Dear Claude)
Panneau de papier peint (Sandrine Chambéry)
Pavot (Oh My Garden)
Fleur de cuir (Un rire sous la tonnelle)


Et pour finir, une couleur parmi les autres avait-elle vraiment la préférence du peintre Henri Fantin-Latour?

Non pas une couleur, mais une fleur.
La rose

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Vous pouvez bien sûr retrouver ces pièces et bien d'autres encore, dans l’exposition-vente en ligne "Après Fantin-Latour", qui présente des œuvres d'art, des pièces d'artisans-créateurs et de petites entreprises inspirés par l'univers du peintre.


Sources : 
* Jacques-Émile Blanche, « Fantin-Latour », dans Propos de peintres : première série, de David à Degas, Paris, 1919
** Dans sa critique du Salon de 1875. Voir Émile Zola, Écrits sur l’art
*** Dans sa critique du Salon de 1884. Voir Joris-Karl Huysmans, Écrits sur l’art, 1867-1905

mardi 14 février 2017

Prolongation de l'exposition "Après Fantin-Latour"

Prolongation de l'exposition Après Fantin-Latour - Galerie de la Marraine - détails des fleurs roses
L'exposition-vente en ligne Après Fantin-Latour qui regroupe des oeuvres d 'art, et autres pièces d'artisans créateurs inspirés par l'oeuvre du peintre est prolongée. Vous pouvez en découvrir ou en redécouvrir l'intégralité à l'adresse www.galeriedelamarraine.com
Les participants ont travaillé sur les thèmes chers à l'artiste, ses fleurs, ses fruits mais aussi ses portraits .

Vous pouvez également nous suivre sur Facebook, Instagram ou Twitter, mais aussi nous laisser un petit mot si vous le désirez.


mardi 31 janvier 2017

Les cols blancs : taches de lumière sur les portraits de Fantin-Latour par My Dear Claude et Anne Berthelot


(cliquez sur les visuels pour les découvrir dans leur ensemble)

Henri Fantin-Latour : Hommage à Delacroix (détail)Le 19e siècle est communément appelé le “siècle de la bourgeoisie”. C’est alors la classe sociale dominante. Elle s’enrichit grâce à la révolution industrielle, construit des fortunes et éclipse la noblesse, bien souvent ruinée. Et elle veut se distinguer de cette noblesse oisive d’ancien Régime qu’elle juge frivole et désinvolte. 

Le vêtement subit alors progressivement un changement : on voit peu à peu disparaître les tissus chatoyants et précieux, -héritage de l’Ancien Régime- qui laissent place au drap; les teintes sombres et unies relayent les couleurs vives et bariolées. C’est le triomphe du noir, de la raideur, de l’austérité et de l’ascétisme de la tenue masculine. Le vêtement masculin civil se singularise par une sobriété et un dépouillement qui symbolisent un nouvel ordre économique et politique, c’est l’expression vestimentaire d’une nouvelle légitimité sociale.*

Henri Fantin-Latour : Un coin de table (détail)Bien sûr, cette mode s’étend à tous, et les artistes, critiques d’art et intellectuels représentés par Henri Fantin-Latour dans ses tableaux -l’atelier aux Batignolles (1870), le Coin de table (1872) ou l’Hommage à Delacroix (1864) entre autres- sont eux-mêmes habillés de noir.

Henri Fantin-Latour : La famille Dubourg (détail)A la même période, une autre révolution transforme la société bourgeoise : l’hygiène. "La propreté est un produit économique et culturel réservé à une élite car elle constitue un indice de classe : chacun sait que la bourgeoisie se salit moins par rapport à la classe ouvrière ou au monde paysan. Avoir du linge, porter des plastrons, des cols, des cravates ou des manchettes au blanc immaculé sont les marques d’un train de vie luxueux.*

Sur ces habits noirs, donc, la seule tache de lumière est alors le col blanc, souvent raide, graphique, assorti le plus souvent d’une cravate noire en journée.

Pour ce qui est des femmes peintes par Henri Fantin-Latour, elles sont discrètes, récusent la mode qui transforme la femme de cette époque en bel oiseau inaccessible, faire-valoir de l'homme, et transcrivent une forme de pudeur, presque de pudibonderie qui se développe au 19e siècle et que la société exige aussi de la femme de la bourgeoisie, cette femme qui ne doit être qu’épouse et mère.

Col de porcelaine Anne Berthelot pour La Galerie de la Marraine, exposition Après Fantin-Latour La céramiste Anne Berthelot a interprété ce col blanc en porcelaine, lui donnant une forme plus large, et en lui imprimant parfois ces motifs de dentelle que l’on retrouve sur les bords discrets de quelques uns de ces cols, féminins cette fois.

Col Claudine amovible My Dear Claude pour La Galerie de la Marraine, exposition Après Fantin-LatourQuand à la fondatrice de l’atelier My Dear Claude, elle s’est penchée sur une version tissu intemporelle, que le siècle suivant baptisa « col Claudine » en référence au roman de Colette, mais que l’on retrouve entre autres, sagement porté par Nathalie et Marie, les deux sœurs de Henri Fantin-Latour dans son tableau Les Brodeuses (1850).

Henri Fantin-Latour : Les deux soeurs ou les brodeuses (1850)

De haut en bas : détails des tableaux de Henri Fantin-Latour (Musée d'Orsay) l’Hommage à Delacroix (1864), le Coin de table (1872), La famille Dubourg (1878). Col de porcelaine Anne Berthelot, Col de tissu : My Dear Claude, Les deux soeurs ou les brodeuses (1850).

* source : Le code vestimentaire de la bourgeoisie au temps de Flaubert et de Maupassant

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Vous pouvez bien sûr retrouver ces pièces dans l’exposition en ligne "Après Fantin-Latour", qui présente des œuvres d'art, des pièces d'artisans-créateurs et de petites entreprises inspirés par l'univers du peintre.

samedi 24 décembre 2016

Jour 24 : Hierronymus Moche

http://galeriedelamarraine.bigcartel.com/product/hierominus-moche
Un jeu de mots pour baptiser ce poisson à pattes d'Olivia Ferrand, une sculpture textile inspirée par l'univers de Jérôme Bosch à retrouver sur la boutique en ligne de la Galerie de la Marraine.