Bienvenue sur le journal des expositions en ligne de la Galerie de la Marraine. Les expositions présentent des oeuvres d'art, objets uniques ou petites séries, comme autant de produits dérivés haut de gamme en rapport avec l'univers d'un peintre.

vendredi 18 mars 2016

La branche morte : un avertissement d’Hubert Robert

Hubert Robert : "Le bassin aux baigneuses", détail (MET)
Hubert Robert : "Le temple de la philosophie", détail

Un des symboles fréquents dans l’œuvre d’Hubert Robert est l’arbre à la branche brisée.
Image sinistre, il représente pour les romantiques le cycle de la nature, vie et mort à la fois. On peut le voir comme un avertissement pour les voyageurs qui s’aventurent dans la nature sauvage, un mauvais pressentiment qui perturbe la paix pastorale des charmants paysages de campagne.
 (Voir l’article d’Allison Meier au sujet de ce symbole)

Hubert Robert : "La cascade", collection privée

Malika Chauveau & Corinne Janier Colombel, ainsi que Béatrice Bruneteau ont toutes les trois interprété ce motif à leur façon : en décor d’ombres chinoises pour les unes, en céramique pour l’autre, chacune de ces réalisations parle d’arbre brisé, coupé…

Malika Chaveau/Corinne Janier Colombel :
Lanterne Hubert Robert



Béatrice Bruneteau :
Sherwood Branches


Trois détails de tableaux d'Hubert Robert : "Le tombeau de Jean-Jacques Rousseau à Ermenonville" (1802), "Réunion de pèlerins en forêt" (photo Drouot) et "Scène de jardin avec un canal" (photo Sotheby's, via Alain Truong)


C'est un symbole qui peut bien sûr être rapproché de la formule classique " In arcadia ego", que l'on retrouve dans le tableau "Les bergers d'Arcadie" d'Hubert Robert, mais aussi dans celui de Poussin, prédécesseur du premier. La traduction est à interpréter car "Et je suis en Arcadie" sur un tombeau fait parler la mort, ou le temps qui passe. "Même en Arcadie, vous me retrouverez…


Trois derniers détails d'arbres brisés dans les tableaux d'Hubert Robert : "Le théâtre de l’eau dans le jardin de la villa Aldobrandini" (Photo Sotheby’s), "L’arbre brisé" (collection privée), et "Paysage avec une cascade" (Stroganov Museum)


Vous pouvez bien sûr retrouver la lanterne de Malika Chauveau et Corinne Janier Colombel ainsi que les sculptures branches de Béatrice Bruneteau dans l'exposition en ligne "Sur les traces d'Hubert Robert," qui présente des oeuvres d'art, pièces d'artisans-créateurs et de petites entreprises inspirés par l'univers du peintre-paysagiste. 
L'exposition en ligne durera jusqu'au 3 octobre 2016, en parallèle avec celle du Louvre exposant les peintures et dessins de l'artiste (et qui rejoindra la National Gallery of Art de Washington au mois de juin.)

2 commentaires:

  1. Merci pour la découverte et l'initiation à l'oeuvre d'un peintre que je ne connaissais pas. J'aime également les interprétations proposées par les artistes contemporains.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonjour Bluettine Defrasne, merci à vous pour cette visite, ravie que cela vous plaise!

      Supprimer